Quiet quitting ou la démission silencieuse

Depuis quelque temps, une nouvelle tendance se propage sur les réseaux sociaux et dans différents médias. Il s’agit du terme « quiet quitting », que l’on traduit par « démission silencieuse ». Après la pandémie, une évolution naissante a pris de l’envergure dans le monde du travail. Découvrez ce nouveau phénomène qui touche de nombreux salariés.

Le quiet quitting, c’est quoi ?

Afin d’éviter toute confusion, ne vous fiez pas à la traduction du terme quiet quitting. En réalité, il s’agit d’une méthode de revendication employée par certains salariés. Cela signifie que les employés ne démissionnent pas réellement de l’entreprise.

Alors, quelle est sa véritable signification ? La démission silencieuse renonce à une culture d’entreprise, qui pousse ses employés à se surpasser continuellement.

C’est alors que ce désengagement professionnel est arrivé progressivement.

Effectivement, la pandémie a créé une véritable prise de conscience chez les travailleurs français. De nombreux salariés veulent trouver un équilibre idéal entre leur vie personnelle et professionnelle.

L’origine de cette nouvelle tendance

Tout a commencé sur le réseau social TiKTok. En effet, un utilisateur a mis en lumière cette expression qui a été vue des millions de fois par des internautes. Ce terme a pris une grande envergure, notamment auprès de la génération Z.

Quelles sont les personnes qui adhèrent à ce nouveau concept ?

Principalement, il s’agit de travailleurs vivant un rythme de travail épuisant et éprouvant. Également, des personnes ne voulant plus sacrifier leur énergie pour un salaire dérisoire.

Une tendance qui change l’état d’esprit des salariés

Quel est le principe du quiet quitting au travail ?

Vous dissociez le statut de salarié à celui de l’individu. Ainsi, vous retrouvez un meilleur équilibre entre votre emploi et votre vie privée.

D’après une étude récente, 6 % des travailleurs français s’engagent dans la société qui les emploie. Par conséquent, 94 % des Français salariés sont peu ou ne sont pas du tout engagés. Un résultat important qui a un réel impact négatif sur la valeur de l’entreprise.

De plus, ce désengagement professionnel amène un risque de burn-out chez les employés engagés. Effectivement, ils doivent compenser le désengagement des autres travailleurs en travaillant davantage et en subissant plus de pression.

Le quiet quitting et l’hypersensibilité

Le monde du travail s’avère parfois difficile pour les personnes hypersensibles. Notamment lorsque ces personnes doivent se protéger des émotions des autres. Elles doivent éviter les personnes toxiques et la surcharge mentale au travail.

Ces grands sensibles peuvent éprouver le besoin d’adopter la démission silencieuse. Ce concept leur permet de diminuer les stimulus émotionnels ou sensoriels trop intenses.

Bien évidemment, le quiet quitting peut être une stratégie efficace pour éviter les conflits et la fatigue émotionnelle. Néanmoins, il existe des risques à prendre en compte, comme l’isolement social. À long terme, ce dernier pourrait avoir des effets négatifs sur la santé mentale.

Vous êtes hypersensible et vous vivez le quiet quitting au travail ?

Je me tiens à votre disposition pour échanger avec vous, en vous donnant des clés essentielles à votre épanouissement professionnel.

Les conséquences de la démission silencieuse

Ce phénomène n’est pas sans répercussion ! Parmi les conséquences, nous retrouvons :

  • une baisse de motivation et de productivité ;
  • un faible engagement des salariés ;
  • un désintéressement de l’entreprise.

Toutefois, la démission silencieuse permet d’éviter un épuisement professionnel pour les adeptes de ce mouvement. Grâce au quiet quitting, le personnel travaille le strict minimum. Il respecte ses horaires sans faire des heures supplémentaires. De plus, il effectue seulement les tâches pour lesquelles il est rémunéré.

Certains employés ont connu un véritable contrecoup de la pandémie. Ces derniers ont revu leur priorité et ont décidé de se consacrer à leur bien-être. Plutôt que de démissionner, ils ont choisi de ralentir leur rythme de travail.

Comment les employeurs peuvent-ils y faire face ?

Les employeurs peuvent prévenir la démission silencieuse en mettant en place différents moyens (liste non exhaustive) :

  • instaurer des programmes de bien-être pour une meilleure Qualité de Vie au Travail (QVT) ;
  • encourager les travailleurs à exprimer leurs frustrations ;
  • féliciter les salariés pour leur travail accompli jusqu’ici ;
  • créer une culture d’entreprise saine et sereine ;
  • montrer un réel intérêt pour les employés (découvrir leurs attentes, leurs besoins, etc.) ;
  • offrir des opportunités de carrière.

Il est très important d’instaurer un climat de bien-être professionnel. Cela aide les salariés à gérer leur stress. Ainsi, ils se sentent plus épanouis dans leur travail.

La communication est essentielle pour comprendre davantage ses employés. Par ailleurs, trouver une solution à une problématique rencontrée et apporter les changements nécessaires s’avère très utile. Le bien-être d’une entreprise commence par celui de ses salariés.

Son impact en France et dans le monde

Nous retrouvons la démission silencieuse en pleine expansion, partout dans le monde. Malgré son envergure dans le monde de l’entreprise, il reste toutefois compliqué de la quantifier en France. D’ailleurs, sa popularité se trouve notamment chez les jeunes adultes (la génération Z). La plupart d’entre eux mettent un point d’honneur sur les conditions de travail, mais aussi sur le bien-être en milieu professionnel.

Prenons les États-Unis. Là-bas, l’amplitude du désengagement professionnel est totalement différente. D’après une enquête, plus de 50 % des travailleurs américains suivent ce concept. Cette étude révèle également que les plus jeunes (les moins de 35 ans) sont moins investis professionnellement que les générations précédentes.

En 2021, un mouvement similaire avait vu le jour en Chine. Pour une majorité de jeunes Chinois, cela consistait à se rebeller silencieusement. Une manière de se révolter contre le rythme extrêmement soutenu durant leurs études et dans le monde du travail.

La tendance du quiet quitting au travail ne vient qu’affirmer la volonté de profiter de son temps libre. Très récente en France, elle a par ailleurs, déjà conquis de nombreux salariés dans le monde entier. La démission silencieuse au travail est un phénomène qui s’amplifie de plus en plus et les chefs d’entreprises doivent trouver un moyen d’y remédier. Prendre en compte les besoins de leurs employés, aussi bien pour le bien-être des salariés, mais également pour le bien-être de leur société.

0 commentaires

Soumettre un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Vous allez aimer…

Femmes
sororité
La sororité en cercle de femmes

La sororité en cercle de femmes

La sororité est un terme qu’on entend et qu’on lit de plus en plus fréquemment, tout du moins lorsqu’on y porte une attention particulière. S’il n’est pas récent, il tend, ces dernières années, à gagner en profondeur, à devenir, plus qu’un mot ou un concept, une...